Saint-Nicolas-d'Aliermont Les dernières heures de l'ancienne usine des réveils Bayard

La déconstruction du site industriel des réveil Bayard, à Saint-Nicolas-d'Aliermont va pouvoir commencer prochainement.

Dernière mise à jour : 30/04/2013 à 11:02

Nous ne sommes pas sur un site nucléaire, mais sur un site où il y a eu des traces de radium. Ce n’est pas un chantier exceptionnel, il est juste plus encadré que les autres », commente Jean-Baptiste Bisson, chargé de l’opération pour EPF Normandie. Cette fois c’est vraiment fini, l’usine Bayard de Saint-Nicolas-d’Aliermont, le mythique établissement qui fabriquait des réveils, va disparaître du paysage. « C’est une grande satisfaction pour les riverains et les habitants que la friche soit enfin assainie. Même les personnes nostalgiques sont contentes, ça faisait mal au cœur de voir tout abandonner », témoigne Blandine Lefebvre, le maire de la commune.

Douze ans de travail

Un soulagement pour elle aussi, car il aura fallu douze ans de travail en amont pour pouvoir entamer la déconstruction. Une décontamination et dépollution du site sont indispensables suite à l’utilisation de radium et tritium pour rendre fluorescentes les aiguilles des réveils. Des études avaient mis en évidence des traces chimiques et radiologiques dans les sols. A cela, il faut programmer un désamiantage. « c’est un site mis en sécurité et assaini depuis vingt ans et cartographié. On ne s’attend pas à avoir de surprises », note un chargé d’opérations qui se veut rassurant.
Néanmoins chaque déchet et tous les gravats passera sous des portiques de contrôle. En cas de traces résiduels, les déblais seront stockés à part avant d’être pris en charge par l’ANDRA, l’Agence nationale qui gère les déchets radioactifs, sous le contrôle de la sûreté nucléaire. Une enveloppe budgétaire de près de 2 millions d’euros est nécessaire. « On peut dire merci à l’Europe, souligne le maire. Sans les aides, nous n’aurions jamais pu voir le jour, c’est de l’argent public bien utilisé. » L’opération, toutes aides déduites, revient à près de 600 000 euros à la commune.
A la fin de l’automne 2013, tout devrait avoir disparu. « On va mener une réflexion sur l’après Bayard, mais on ne peut pas faire de choses dispendieuses » prévient Blandine Lefebvre. De part son passé, des aménagements programmés sur ce site seront très limités, avec interdiction de faire des logements. Sous toute réserve, on se dirigerait vers la réalisation d’un parc paysager. « On va solliciter tout le monde pour trouver des fonds » précise Blandine Lefebvre. En conclusion, c’est un grand soulagement pour l’élue de voir disparaître ce vestige industriel quelque peu encombrant. Même si pour l’instant, rien n’est défini pour ces 2,5 hectares de terrain au centre de la commune.

Saint-Nicolas-d'Aliermont, 76

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